Ribes (Ardèche)
| Ribes | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||||
| Département | Ardèche | ||||
| Arrondissement | Largentière | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays Beaume-Drobie | ||||
| Maire Mandat |
Christian Balazuc 2020-2026 |
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| Code postal | 07260 | ||||
| Code commune | 07189 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Ribois ou Flahuts | ||||
| Population municipale |
331 hab. (2023 |
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| Densité | 46 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 44° 29′ 44″ nord, 4° 12′ 28″ est | ||||
| Altitude | Min. 177 m Max. 680 m |
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| Superficie | 7,17 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Aubenas (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton des Cévennes ardéchoises | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Ardèche
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
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| Liens | |||||
| Site web | www.ribes.fr | ||||
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Ribes est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Ses habitants sont appelés les Flahuts ou les Ribois[1].
Géographie
[modifier | modifier le code]Situation et description
[modifier | modifier le code]Ribes est une petite commune de moyenne montagne à l'aspect essentiellement rural. Situé dans la partie méridionale du département de l'Ardèche, elle est rattachée à la communauté de communes du Pays Beaume-Drobie, dont le siège est fixé à Joyeuse.
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]| Beaumont Saint-André-Lachamp |
Sanilhac | Vernon | ||
| N | ||||
| O Ribes E | ||||
| S | ||||
| Lablachère | Joyeuse |
Géologie et relief
[modifier | modifier le code]Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[4] et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards[5]. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 3,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 340 mm, avec 7,8 jours de précipitations en janvier et 4,4 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lablachère à 4 km à vol d'oiseau[8], est de 13,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 257,0 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −14,7 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[11], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Hydrographie
[modifier | modifier le code]La commune est arrosée par l'Alune, un affluent de la Beaume.
Voies de communication
[modifier | modifier le code]Le territoire de la commune est traversée par les routes départementales RD 203 et RD 450.
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Ribes est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Aubenas, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[13]. Cette aire, qui regroupe 68 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[14],[15].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (72,1 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (70,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (72,1 %), zones agricoles hétérogènes (11,3 %), cultures permanentes (8,1 %), zones urbanisées (7,6 %), prairies (0,9 %)[16].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Lieux-dits, hameaux et écarts
[modifier | modifier le code]En venant de Joyeuse, différents hameaux : le Prat, Gineste, le Château, l'église (chef-lieu), les hameaux du Gelly, du Chauvet, du Fabre, de Labeaume, du Serre.
En allant vers Saint André-Lachamp : les mas de Lafont, du Ranc, de la Bastide et de Ribette.

À l'écart, les hameaux de Grand Val et de Chassournet.
Toponymie
[modifier | modifier le code]Du latin Rippe, Rippis, signifiant « bords, rives », ce nom est mentionné dès 1275 dans les écrits monastiques, Sancta Maria dei Rippis.
Histoire
[modifier | modifier le code]D'après l'abbé Étienne[17] :
- sur le plan spirituel : en 1111, l'évêque de Viviers cède l'église de Ribes aux moines de Cluny. En 1259, sous Saint Louis, la paroisse revient dans le diocèse de Viviers.
- sur le plan temporel, Ribes n'était qu'une baronnie, non admise à siéger aux États du Vivarais. Voici la liste des seigneurs de Ribes établie par l'abbé Étienne :
- Sire Jean Maurel -1417
- Garin Maurel-1446
- Jean Maurel
- Pons de la Garde-1512
- Jean de Balazuc-1546
- Claude de Roche
- Guillaume de Roche
- Annet de Borne
- Charles de la Fare
- Scipion de Beauvoir du Roure
- la comtesse du Roure (1670-1711)
- le marquis de la Fare (1711-1728)
- Bonnier de la Mosson (1728-1738)
- le comte de Vogüé-1738
- Guillaume de la Saumés (1738-1783)
- Jean-Louis de la Saumés-1783
- En 1973, un petit trésor a été retrouvé à Ribes[18].
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Tendances politiques et résultats
[modifier | modifier le code]Administration municipale
[modifier | modifier le code]Liste des maires
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Population et société
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[22].
En 2023, la commune comptait 331 habitants[Note 3], en évolution de +12,2 % par rapport à 2017 (Ardèche : +2,62 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Enseignement
[modifier | modifier le code]La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.
Médias
[modifier | modifier le code]La commune est située dans la zone de distribution de deux organes locaux de la presse écrite :
- Il s'agit d'un journal hebdomadaire français basé à Valence et couvrant l'actualité de tout le département de l'Ardèche.
- Il s'agit d'un journal quotidien de la presse écrite française régionale distribué dans la plupart des départements de l'ancienne région Rhône-Alpes, notamment l'Ardèche. La commune est située dans la zone d'édition d'Aubenas et Privas-Vallée du Rhône.
La commune est également située sur l'aire de diffusion de Ici Drôme Ardèche, une radio publique également diffusée sur tout le territoire du département de la Drome et de l'Ardèche.
Cultes
[modifier | modifier le code]L'église paroissiale et les membres de la communauté catholique qui résident dans la commune sont rattachées à la paroisse Sainte Thérèse des Cévennes, elle-même rattachée au diocèse de Viviers[25].
Économie
[modifier | modifier le code]Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Sentiers touristiques
[modifier | modifier le code]Le sentier du châtaignier. En complément de la visite du Musée de la châtaigneraie, le sentier du châtaignier permet de découvrir le châtaignier dans son environnement. Ce sentier pédestre se situe à l'entrée du village. Au fil du sentier, le visiteur peut remarquer les différents visages de la châtaigneraie, du taillis sauvage aux vergers entretenus en passant par les jeunes plants nouvellement greffés. En partant à la rencontre des différentes variétés de châtaigniers, jeunes Marigoules vigoureux ou vieux « Aguyane » creux, le sentier fait découvrir les divers aspects de culture de l'arbre : greffage, irrigation, élagage[26].
Monuments
[modifier | modifier le code]- Le monument aux morts, sculpté par le Louis Bresson;
- L'église de l'Assomption dont le chœur est roman. Les peintures de ce chœur ont été étudiées par Robert Saint-Jean[27];
- Les tombes rupestres[28];
- Cheminée dite "Sarrasine" au quartier du Plot;
- Maison forte, au quartier du Mas;
- Maison forte, au quartier du Château.
-
L'église.
-
Les peintures du chœur de l'église.
-
L'église vue du Puech.
-
Monument aux morts : poilu de Louis Bresson.
-
La maison forte du Mas.
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]- Louis Bresson, paysan-sculpteur, né en 1896.
Héraldique
[modifier | modifier le code]Ribes (Ardèche) possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles. |
Annexes
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Abbé V. Etienne, Notice sur la paroisse de Ribes : Extrait de la Revue du Vivarais, Aubenas, Imprimerie Habauzit, .
- Robert Saint-Jean, La découverte de fresques gothiques à l'église de Ribes, t. LXXI, Revue du Vivarais, , p. 60.
- Michel Rouvière, Un moulin médiéval à Ribes, l’apport des archives : dans cahier consacré aux moulins d'aujourd'hui en Vivarais et ailleurs (actes d'un colloque de juin 2010 à Albon d'Ardèche), Mémoire d'Ardèche et Temps Présent,
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- Ribes sur le site de l'Insee
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
[modifier | modifier le code]- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Ribes (07260) », sur habitants.fr, SARL Patagos (consulté le ).
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Ribes et Lablachère », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Lablachère », sur la commune de Lablachère - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « Lablachère », sur la commune de Lablachère - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Aubenas », sur insee.fr (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ Abbé V. Étienne, Notice sur la paroisse de Ribes (Ardèche), Aubenas, Extrait de la Revue du Vivarais, , 216 p.
- ↑ Raymond Girard, « La trouvaille de Ribes (Ardèche) », Revue numismatique, t. 15, série no 6, , p. 320-338 (DOI 10.3406/numi.1973.1061, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Liste des maires du département de l'Ardèche » [PDF], sur le site de la préfecture de l'Ardèche, (consulté le ).
- ↑ Liste des maires de l'Ardèche [PDF], Préfecture de l'Ardèche, (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Site ardeche.catholique.fr, page sur la paroisse "Sainte Thérèse des Cévennes".
- ↑ Site internet officiel du musée de la châtaigneraie
- ↑ Robert Saint-Jean, « La découverte de fresques gothiques à l'église de Ribes », Revue du Vivarais, vol. n°2, Fascicule 610, , p. 60-61
- ↑ « Ribes: Les tombes rupestres », sur Balades du Crokoala (consulté le ).

