Mona Hatoum
| Naissance | |
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| Nationalités | |
| Activités | |
| Formation |
Beirut University College Byam Shaw School of Art Slade School of Art |
| Représentée par |
White Cube, Video Data Bank (en), LIMA (d) |
| Lieux de travail |
Londres (- |
| Mouvement | |
| Distinction |
Premi Joan Miró 2011 |

Mona Hatoum, née le [1] à Beyrouth au Liban, est une artiste contemporaine palestinienne qui vit et travaille à Londres depuis 1975.
Biographie
[modifier | modifier le code]Née à Beyrouth, de parents palestiniens, alors qu'elle effectue une courte visite à Londres en 1975, la guerre éclate au Liban. Elle ne peut pas rentrer chez elle. Depuis, elle vit à Londres[2]. L'exil et la séparation d’avec sa famille restée à Beyrouth deviennent les thèmes de ses vidéos et de ses œuvres. C'est à travers ses œuvres qu'elle tentera de « restituer », ou plutôt de « reconstruire », un passé qui semble la hanter.
L'artiste est une ancienne étudiante de la Byam Shaw School of Art et de la Slade School of Art de 1975 à 1981.
Mona Hatoum commence à être connue dans les années 1980 avec des performances qui mettent en scène la violence et la sexualité abordant les thèmes de la souffrance et « au cours desquelles son propre corps est volontairement exposé, parfois jusqu'à la limite de ses forces »[3]. Quelques-unes de ses performances ont été filmées et ont conduit Mona Hatoum à l'art vidéo en 1983.
Dans Measures of Distance (1988)[4], une vidéo, « Mona Hatoum exprime la douleur intime à travers les images de sa mère et un choix de lettres envoyées par cette dernière à sa fille, lues en voix off : ces lettres parlent de la guerre, de la vie quotidienne, de ce qui a été perdu ».
Son travail porte aussi la marque d'un héritage minimaliste et conceptuel comme son œuvre Socle du Monde (1992–1993)[5], qui reprend l'œuvre du même nom de l'artiste Piero Manzoni (1962, en fer et laiton) qui est composé d'un large cube recouvert entièrement de limaille de fer.
En 1994, Mona Hatoum renoue avec la vidéo qu'elle incorpore dans une installation Corps étranger exposé au Centre Georges-Pompidou à Paris[6]. Cette dernière montre des images en couleur du corps de l'artiste puisqu'il s'agit d'une endoscopie projetée à même le sol, sur un mètre de diamètre. Cette œuvre critique le dualisme qui existe entre l'intérieur et l'extérieur et remet en scène le contenu d'une de ses anciennes performances: Don't smile you're on camera![7] datant de 1980.
Dès la fin des années 1990, Mona Hatoum expose d’abord des ustensiles de cuisine (Home, 1999) à la Tate Gallery[8] puis des exemplaires très agrandis tels que La Grande Broyeuse (Mouli-Julienne ×17) en 1999[9] ou Greater Divide (2002). Ces objets-sculptures trouvent leur place d’abord dans une exposition monographique que la Tate Modern consacre à l’artiste palestinienne[10] ainsi que dans les plus grandes foires de l’art et collections internationales[11].
Une installation Mobile Home (2005)[12] met en scène des objets familiers, domestiques, chargés de mémoire où Mona Hatoum exprime l'exil. La présence des « fils à linge mouvants » qui transportent les objets expriment à la fois le lien familial mais aussi l'éloignement. Le titre même de l'œuvre exprime la mobilité et la distance.
Son œuvre traverse de multiples médias, remettant en question les limites de l’art traditionnel. Elle est sélectionnée pour le prestigieux prix Turner pour son exposition au Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou (Paris), et pour son exposition au White Cube (Londres), une des plus influentes galeries dans le monde artistique en 1995, et devient membre de l'Académie des arts de Berlin en 2010[1].
Œuvres
[modifier | modifier le code]- 1988 : Mesures de la distance, en plusieurs exemplaires, dont un au Museum of Modern Art, New York[13]
- 1994 : Corps étranger, musée national d'art moderne, Paris
- 1994-2004 : + et -, Museum of Modern Art, New York
- 1996 : Current Disturbance, musée d'Israël, Jérusalem
- 1999 :
- La Grande Broyeuse (Mouli-Julienne ×17), Centro Gallego de Arte Contemporáneo (en) (CGAC), Santiago de Compostela, Espagne[14]
- Slicer, Scottish National Gallery, Edimbourg
- Home, musée Guggenheim, Bilbao
- 2002 : Itinéraires II, Museum of Modern Art, New York
- 2004 : Undercurrent, présenté à la Kochi-Muziris Biennale de 2004[15]
- 2009 : Impénétrable, Solomon R. Guggenheim, New York
- 2011 :
- Silver Lining, installation à la Haute école des arts de Berne, Suisse[16]
- Bourj II, Collection Pinault
- 2012 : Kapan, Arter, Istanbul
- 2013 : Capello per due V, fondation Louis Vuitton, Paris
Prix et récompenses
[modifier | modifier le code]- 2011 : Prix international d’art contemporain Joan Mirò[17].
- 2025 : Doctorat Honoris Causa de l'UCLouvain et la KU Leuven[18].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- (de) Mona Hatoum - Seit 2010 Mitglied der Akademie der Künste, Berlin, Sektion Bildende Kunst
- ↑ Encyclopædia Universalis, « Biographie de MONA HATOUM (1952- ) », sur Encyclopædia Universalis (consulté le )
- ↑ Encyclopædia Universalis, http://www.universalis-edu.com/
- ↑ « Measures of Distance », sur Centre Pompidou (consulté le )
- ↑ (en-GB) « Socle du Monde », sur White Cube (consulté le )
- ↑ « Mona Hatoum », sur www.centrepompidou.fr (consulté le )
- ↑ « Don't Smile, You're on Camera », sur Centre Pompidou (consulté le )
- ↑ (en) Monica Wang, « Mona Hatoum’s Home: A Fear Of The Everyday », sur Art History Society (consulté le )
- ↑ La Grande Broyeuse (Mouli-Julienne ×17), Mona Hatoum, 1999, sur Arteinformado( page consultée le 18 mars 2026)
- ↑ Geneviève Breerette, « Les machines ordinaires et cruelles de Mona Hatoum », Le Monde, (lire en ligne [archive du ]
, consulté le )
- ↑ Philippe Mathonnet, « Art Unlimited, plus timide que l'an dernier - Le Temps », www.letemps.ch, (ISSN 1423-3967, lire en ligne
, consulté le )
- ↑ « Mona Hatoum at Alexander and Bonin New York - Artmap.com », sur artmap.com (consulté le )
- ↑ Measures of Distance, Mona Hatoum, 1988, video monocanal, 15 min. 26 sec., New York: collections du Museum of Modern Art
- ↑ Notice sur La Grande Broyeuse (Mouli-Julienne ×17), Mona Hatoum, 1999, acier doux une pièce de 343 × 575 × 363 cm et 3 disques de 4.5 × 170 cm diamètre, fabriquée au Creux-de-l’Enfer, collections du Centro Gallego de Arte Contemporáneo (en) (consultée le 18 mars 2026)
- ↑ « Undercurrent - Mona Hatoum - Google Arts & Culture », sur Google Arts & Culture (consulté le )
- ↑ (de) Konrad Tobler, « Die neue Weltunordnung »
, sur Der Bund, (consulté le )
- ↑ « L’artiste britannique Mona Hatoum décroche le Prix international d’art contemporain Joan Mirò », sur artclair.co, (consulté le ).
- ↑ « Docteurs honoris causa depuis 1951 | Université catholique de Louvain », sur www.uclouvain.be (consulté le )
Annexes
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]- Place des femmes dans l'art Époque contemporaine - XXe siècle
Liens externes
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- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Académie des arts de Berlin
- Art UK
- Artists of the World Online
- Bénézit
- Bridgeman Art Library
- British Council
- British Museum
- Delarge
- Grove Art Online
- Information Center for Israeli Art
- Kunstindeks Danmark
- Musée des beaux-arts du Canada
- Museum of Modern Art
- MutualArt
- National Portrait Gallery
- RKDartists
- Royal Academy of Arts
- Tate
- Union List of Artist Names
- Ressource relative à la musique :
- Ressource relative à l'audiovisuel :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Images de l'œuvre Socle du monde, sur whitecube.com.
- Plasticien britannique contemporain
- Plasticien palestinien contemporain
- Plasticienne britannique
- Plasticienne palestinienne
- Artiste d'installation
- Sculpteur palestinien
- Sculpteur britannique du XXe siècle
- Sculpteur britannique du XXIe siècle
- Étudiant de la Slade School of Fine Art
- Membre de l'Académie des arts de Berlin
- Lauréat du prix Schock
- Naissance en février 1952
- Naissance à Beyrouth
- Docteur honoris causa de l'université catholique de Louvain
- Docteur honoris causa de la Katholieke Universiteit Leuven
