Marie-France Lorho
| Marie-France Lorho | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Députée française | |
| En fonction depuis le (8 ans, 7 mois et 25 jours) |
|
| Élection | 18 juin 2017 (suppléante) |
| Réélection | 19 juin 2022 7 juillet 2024 |
| Circonscription | 4e de Vaucluse |
| Législature | XVe, XVIe et XVIIe (Cinquième République) |
| Groupe politique | NI (2017-2022) App. RN (2022-2023) RN (depuis 2023) |
| Prédécesseur | Jacques Bompard |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Colmar (France) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | LS (jusqu'en 2022) RN (depuis 2023) |
| Profession | Déléguée médicale |
| Site web | mariefrancelorho.fr |
| modifier |
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Marie-France Lorho, née le à Colmar (Haut-Rhin), est une femme politique française.
Membre jusqu'en 2022 de la Ligue du Sud, un parti d'extrême droite implanté dans le Vaucluse, elle devient députée en 2017, à la suite de la démission de Jacques Bompard de l'Assemblée nationale.
En , elle est reconnue coupable de détournements de fonds publics, de subornation de témoin et condamnée à dix-huit mois de prison avec un sursis simple et cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire. La jurisprudence lui permet néanmoins rester députée jusqu'à la fin de la XVIIe législature en cas de recours.
Biographie
[modifier | modifier le code]Fille du général Raymond Lorho[1], Marie-France Lorho est adjointe au maire d'Orange, Jacques Bompard.
Aux élections législatives de 2017, elle est la suppléante de Jacques Bompard, qui est réélu député dans la quatrième circonscription de Vaucluse. Celui-ci annonce peu après son intention de laisser son siège de député à sa suppléante[2] en raison de la nouvelle réglementation sur le cumul des mandats, qui lui interdit d'être à la fois député et maire[3]. Sa démission est effective le et Marie-France Lorho devient députée le lendemain[4].
En , elle dépose, avec Emmanuelle Ménard, une proposition de loi visant à la reconnaissance officielle comme crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide les exactions commises en Vendée entre 1793 et 1794 ; il s'agit de la 4e tentative de cet ordre depuis 2007[5],[6].
Elle accorde son parrainage à Éric Zemmour pour l'élection présidentielle française de 2022[7].
En 2022, elle se représente aux élections législatives dans sa circonscription, avec le soutien du Rassemblement national[8]. Elle est réélue avec 56,96 % des voix contre 43,04 % pour la candidate Ensemble, Violaine Richard[9].
Cinq mois après sa réélection, Jacques Bompard annonce son exclusion de la Ligue du Sud, en raison du choix de Marie-France Lhoro de reverser au RN la part de financement public qu'il pensait destiné à son parti et à celui d'Éric Zemmour[10],[11]. Elle rejoint ensuite le RN[12].
Condamnation
[modifier | modifier le code]Détournements de fonds publics
[modifier | modifier le code]Le 5 septembre 2023, l'ancienne permanence parlementaire à la mairie d'Orange et le domicile de Yann Bompard sont perquisitionnés par des enquêteurs[13]. Ce dernier est effet visé par une affaire d'emploi fictif : il est soupçonné d'avoir occupé un poste de collaborateur parlementaire auprès de son père, Jacques Bompard, puis de l'actuelle députée du Nord Vaucluse, Marie-France Lorho, sans fournir de travail effectif[14]. L'enquête est supervisée par le parquet de Marseille[15].
Le procès pour détournement de fonds publics au détriment de l’Assemblée nationale a lieu les 17 et 18 décembre 2025 : Yann Bompard et Marie-France Lorho y sont jugés[16],[17]. Le parquet demande 18 mois de prison avec sursis simple, 10 000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire pour la députée[18],[19].
Reconnue coupable de détournements de fonds publics et de subornation de témoin[1], Marie-France Lorho est condamnée à dix-huit mois de prison avec un sursis simple[2], 10 000 euros d'amende[2] et cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire[20] , considérant qu’ils n’étaient « pas aptes à exercer [leurs] fonctions et ce dès aujourd’hui »[1], du fait que « leur statut d’« élu de la République » leur conférait « un devoir d’exemplarité exacerbé » »[1]. Elle doit également rembourser près de 75 000 euros à l’Assemblée nationale constituée partie civile[1]. Son avocat précise qu’elle restera députée « jusqu’à la fin de son mandat actuel », comme le prévoit la jurisprudence[1]. Elle décide de faire appel mais reste quand même inéligible pour les élections municipales 2026[21].
Controverses
[modifier | modifier le code]Avortement
[modifier | modifier le code]En , Marie-France Lorho organise un colloque sur le transhumanisme à l'Assemblée qui suscite la polémique en raison de la participation de personnalités d'extrême droite, notamment pro-vie : une dizaine d’associations viennent symboliquement protester contre leur présence[22],[23]. Elle affirme en 2022 avoir changé d'avis au sujet de l'avortement[24].
Tentative de caviardage de sa page Wikipédia
[modifier | modifier le code]Le Monde expose dans son article « Comment des députés trafiquent leur propre fiche Wikipédia » le fait qu’un utilisateur a essayé d’effacer l’orientation politique d’« extrême droite » de son parti, la Ligue du Sud, au mois de février 2021 avec une adresse IP qui correspond à celle de l’Assemblée nationale[25].[pertinence contestée]
Notes et références
[modifier | modifier le code]- « Le maire d’Orange, Yann Bompard, et la députée RN Marie-France Lorho condamnés à cinq ans d’inéligibilité », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- « Condamnés dans une affaire d'emploi fictif présumé, le maire d'Orange Yann Bompard et la députée Marie-France Lorho inéligibles pour les municipales 2026 », sur France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur, (consulté le )
- ↑ « 4e circonscription : pas de recours déposé par LREM », sur Le Dauphiné libéré, .
- ↑ Composition de l'assemblée, publié au JORF du .
- ↑ Clémence Holleville, « Deux députées proposent une loi pour faire reconnaître le « génocide vendéen », sur ouest-france.fr, (consulté le ).
- ↑ 6medias, « Le « génocide vendéen » peut-il être reconnu ? », sur lepoint.fr, (consulté le ).
- ↑ Sébastien Bourdon, Donatien Huet et Marine Turchi, « Les parrainages d’Éric Zemmour reflètent la cartographie du vote d’extrême droite, sauf dans le Sud-Est »
, sur Mediapart, (consulté le )
- ↑ « Législatives 2022. 4e circonscription du Vaucluse : le RN retire l’investiture à Damien Broc au profit de Marie-France Lorho »
, sur www.ledauphine.com, (consulté le )
- ↑ Législatives 2022 : Marie-France Lorho (RN) élue députée de la 4e circonscription du Vaucluse, laprovence.com, 19 juin 2022
- ↑ joliazzi, « Petit Daudet n°123 », sur Ligue du Sud, (consulté le )
- ↑ « Vaucluse. Orange : le torchon brûle entre Marie-France Lorho et Jacques Bompard », sur www.ledauphine.com, (consulté le )
- ↑ « Orange | Législatives. La députée sortante RN, Marie-France Lorho, mise sur son bilan », sur www.ledauphine.com, (consulté le )
- ↑ « Le maire d’Orange, soutien de Zemmour, perquisitionné pour des soupçons d’emploi fictif », sur Libération,
- ↑ « Le maire d'Orange, Yann Bompard, soupçonné d'emploi fictif », sur ici, par France Bleu et France 3, (consulté le ).
- ↑ « Le domicile et le bureau du maire d'Orange, Yann Bompard, perquisitionnés pour des soupçons d'emplois fictifs », sur France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur, (consulté le ).
- ↑ « Un maire et une députée d’extrême droite seront jugés en décembre pour détournement de fonds publics », Ouest France, (lire en ligne)
- ↑ « Détournement de fonds publics à Orange : le poids des mots, le choc des écoutes », sur mesinfos, (consulté le )
- ↑ « Procès Bompard-Lorho : 5 ans d'inéligibilité requis contre le maire d'Orange et la députée de Vaucluse », sur www.laprovence.com, (consulté le )
- ↑ « Prison avec sursis et inéligibilité immédiate requises au procès de Marie-France Lorho et Yann Bompard - ICI », sur ICI, le média de la vie locale, (consulté le )
- ↑ « Le maire d'Orange Yann Bompard et la députée RN de Vaucluse Marie-France Lorho condamnés à cinq ans d'inéligibilité - ICI », sur ICI, le média de la vie locale, (consulté le )
- ↑ « Marie-France Lorho et Yann Bompard font appel de leur condamnation pour détournement de fonds publics - ICI », sur ICI, le média de la vie locale, (consulté le )
- ↑ Arthur Berdah, « L'organisation d'un colloque « pro-vie » à l'Assemblée fait polémique », sur lefigaro.fr, (consulté le ).
- ↑ Bernadette Sauvaget, « Manifestation contre un colloque des anti-IVG à l'Assemblée nationale », sur liberation.fr, (consulté le ).
- ↑ Antoine Portoles, « Voilà ce que cela donne quand les députés RN parlent d'avortement », sur L'Humanité,
- ↑ Luc Martinon et Jérémie Baruch, « Quand les députés trafiquent leur propre fiche Wikipédia », sur Le Monde,
Liens externes
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- Site officiel
- Ressources relatives à la vie publique :
- Personnalité politique condamnée pour détournement de fonds
- Personnalité politique condamnée pour entrave à l'exercice de la justice
- Personnalité politique condamnée à une peine d'inéligibilité en France
- Femme politique française
- Personnalité de la Ligue du Sud (France)
- Député de Vaucluse
- Député de la XVe législature de la Ve République
- Député de la XVIe législature de la Ve République
- Député de la XVIIe législature de la Ve République
- Naissance en décembre 1964
- Naissance à Colmar