Georges Le Sant
| Georges Le Sant | |
| Naissance | à Messac, Ille-et-Vilaine |
|---|---|
| Décès | (à 85 ans) à Beauvoir-sur-Mer en Vendée |
| Allégeance | |
| Conflits | Seconde Guerre mondiale |
| Distinctions | Commandeur de la Légion d'honneurCompagnon de la LibérationMédaille militaireCroix de guerre 1939-1945 |
| Liste des compagnons de la Libération | |
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Georges Le Sant, né le à Messac en Ille-et-Vilaine, mort le à Beauvoir-sur-Mer en Vendée, est un fusilier puis sous-officier des Forces françaises libres pendant la Seconde Guerre mondiale.
Combattant comme fusilier marin, il se distingue particulièrement à la bataille de Bir Hakeim en mai et , à la campagne d'Italie en , à la libération de Toulon en , à la bataille d'Alsace de à . Il est Compagnon de la Libération.
Biographie
[modifier | modifier le code]Georges Le Sant naît à Messac, Ille-et-Vilaine le [1],[2],[3]. Il est le fils d'un chef de chantier[1].
Voulant servir dans la Marine nationale, il suit successivement les cours de l'École préparatoire de la Marine, de l'École des sous-officiers de la Marine et de l'École des Fusiliers Marins en 1932.
Après avoir servi en Chine jusqu'au début de la Seconde Guerre mondiale, il revient en France début 1940 et participe en aux combats dans la Manche[1].
Il répond à l'Appel du 18 Juin du général de Gaulle, et s'engage dans les Forces françaises libres[1]. En compagnie de plusieurs camarades, il demande à servir dans les Fusiliers marins[4]. Le 1er bataillon de fusiliers marins est alors créé le par décision de l'amiral Muselier, et Le Sant en fait partie[1],[4].
Le Sant participe aux combats de la France libre : à Dakar en , à la campagne du Gabon en , à la campagne de Syrie en juin et , puis à la campagne de Libye avec la 1re division française libre[1]. Il se distingue particulièrement à la bataille de Bir Hakeim en mai et , et il en est récompensé par l'octroi de la médaille militaire[1].
Il prend part ensuite à la campagne de Tunisie puis à la campagne d'Italie, où il se distingue de nouveau, dans les combats préliminaires à l'investissement de Radicofani en [1]. Il débarque ensuite en Provence, et s'illustre encore lors des combats pour la libération de Toulon le [1].
Ayant remonté la vallée du Rhône avec son unité, il se fait encore remarquer à quatre reprises dans la bataille d'Alsace, dans les combats de la Trouée de Belfort le à Rougegoutte, puis le au nord de Bourbach-le-Bas, ensuite du 8 au à Benfeld et du 13 au à Huttenheim[1]. Il est créé Compagnon de la Libération par le décret du [1],[2],[3].
Après la guerre, il continue dans la Marine jusqu'à sa retraite en 1959, comme officier des équipages de 1re classe[1],[2].
Georges Le Sant meurt le à Beauvoir-sur-Mer en Vendée[1].
Hommages et distinctions
[modifier | modifier le code]Décorations
[modifier | modifier le code]Ses principales décorations sont[1] :
Commandeur de la Légion d'honneur
Compagnon de la Libération par décret du
Médaille militaire
Croix de guerre - (six citations)
Médaille de la Résistance française avec rosette par décret du [5]
Médaille commémorative de la guerre -
Médaille coloniale
Médaille commémorative des services volontaires dans la France libre
Insigne des blessés militaires
Autres hommages
[modifier | modifier le code]La rue Georges Le Sant et un groupe d'immeubles portent son nom à Lorient ; l'îlot Georges Le Sant, construit en 1972, est reconstruit et réaménagé de 2004 à 2007[6].
La compagnie de fusiliers marins basée au Centre de transmissions de la Marine nationale de Rosnay porte son nom, c'est la compagnie Le Sant.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- Dictionnaire des compagnons de la Libération, 2010. [notice en ligne].
- « Georges Le Sant », dans Jean-Loup Avril, 1000 Bretons: dictionnaire biographique, Les Portes du large, (ISBN 2914612079 et 978-2914612074), p. 293-294.
- Jacques Isnard, « Georges Le Sant, compagnon de la Libération », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
- « La Marine nationale - Le 1er régiment de fusiliers marins - Le 1er bataillon de fusiliers marins », sur ordredelaliberation.fr, Ordre de la Libération (consulté le ).
- ↑ « - Mémoire des hommes », sur www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « 2004-2007 : îlot Georges Le Sant », sur lorient.bzh, (consulté le ).
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- « Georges Le Sant », dans Vladimir Trouplin, Dictionnaire des compagnons de la Libération, Bordeaux, Elytis, (ISBN 9782356390332, lire en ligne).
- Jean-Christophe Notin, 1061 compagnons: histoire des Compagnons de la Libération, Perrin, , 822 p. (ISBN 2262016062 et 9782262016067).
- Jacques Isnard, « Georges Le Sant, compagnon de la Libération », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
- « Georges Le Sant », dans Jean-Loup Avril, 1000 Bretons: dictionnaire biographique, Les Portes du large, (ISBN 2914612079 et 978-2914612074), p. 293-294.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]- Appel du 18 Juin
- Forces françaises libres
- Forces navales françaises libres
- Compagnon de la Libération – avec la liste des Compagnons.
Liens externes
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- « Georges Le Sant », sur ordredelaliberation.fr, Ordre de la Libération (consulté le ).
- « 1038 Compagnons de la Libération », sur ordredelaliberation.fr, Ordre de la Libération (consulté le ).
- Militaire des Forces françaises libres
- Résistant français
- Chevalier de la Légion d'honneur
- Compagnon de la Libération
- Titulaire de la croix de guerre 1939-1945
- Naissance en décembre 1914
- Naissance en Ille-et-Vilaine
- Décès en septembre 2000
- Décès dans la Vendée
- Fusilier marin
- Titulaire de la médaille de la Résistance française avec rosette
- Décès à 85 ans