Aller au contenu

Déclassement

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Le déclassement est, en sociologie, le fait de descendre l'échelle sociale, pour un individu, un groupe ou une catégorie. Le déclassement peut être une conséquence d'une mobilité sociale descendante. Il peut être en relation avec la hiérarchie des classifications en vigueur sur le marché du travail.

Le déclassement peut être constaté à différents niveaux : professionnel par surqualification par rapport à l'emploi occupé, ou intragénérationnel sur perte ou changement d'emploi, ou intergénérationnel quand on compare les positions sociales d'une génération donnée à celles des parents. Il peut être étudié à un temps donné ou au cours d'une période déterminée, il objective une dynamique sociale.

Un débat sur le poids relatif du déclassement et de la peur du déclassement oppose certains sociologues et économistes.

Le terme de déclassement est employé à la fois au niveau collectif et intergénérationnel, où il qualifie le fait pour une part des représentants d'une génération de ne pas parvenir à un emploi, une position sociale, une qualification ou seulement un pouvoir d'achat de même niveau que ceux des parents[1], et dans le cadre d'une perte, d'emploi, de statut social, ou d'une situation dans laquelle l'emploi occupé n'est pas au niveau de ceux promis par son niveau de formation. Il est une conséquence d'une mobilité sociale descendante ou « démotion » (anglicisme) sociale.

Le déclassement est un objet sociologique depuis les années 1960, bien qu'à l'époque des trente glorieuses le sujet ne fasse pas partie des sujets de préoccupations car de manière majoritaire les enfants acquièrent une meilleure position sociale que leurs parents grâce au dynamisme économique en cours. Le déclassement conquiert les champs politique et médiatique à l'occasion des crises qui s'enchaînent[2].

En 1969 Raymond Aron, dans Les Désillusions du progrès, prévoit l’avènement d’une génération dans laquelle de plus en plus d’individus seront déclassés par rapport à leurs diplômes. En 1978, Pierre Bourdieu met, quant à lui, le public en garde contre l’avènement d’une génération potentiellement déclassée dans un article « Classement, déclassement, reclassement »[3]. Dans son essai Raymond Aron anticipe un déclassement générationnel, il soulève la question de l’allocation future des places sociales par rapport à l'investissement scolaire. « Probablement des diplômés devront-ils demain occuper des emplois qu’ils jugent aujourd’hui indignes d’eux »[4].

Les périodes de fort développement économique s'accompagnent d'une transition des besoins vers une plus grande proportion d'emplois qualifiés, et à l'inverse une réduction significative de la demande de main d'œuvre non qualifiée, du fait des hausses de productivité. Cette situation rend possible une mobilité sociale presque uniquement ascendante : la demande d'emploi qualifiés pouvant absorber à la fois les enfants de ceux qui occupaient déjà ce type d'emploi et ceux dont les parents avaient une position sociale moins élevée[5].

Selon le sociologue Philippe d’Iribarne, présenter son métier, son activité professionnelle permet de se définir au sein de son espace social, et affirmer son rang dans la hiérarchie social, il en découle un statut social dans une époque donnée[6],[7]. La période des Trente Glorieuses a représenté « un moment privilégié d’adéquation entre le fonctionnement réel des entreprises et le modèle idéal associant la stabilité des positions à l’autonomie de l’homme de métier »[8].

Pour Eric Maurin, Directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), en France « toute réforme sera perçue comme une remise en cause d'un statut acquis », « dans notre vieille société hiérarchique, la dignité sociale est historiquement attachée à la conquête et à la conservation d'un statut. C'est un phénomène qui n'a guère d'équivalent dans les pays anglo-saxons ou scandinaves. Ce qui a changé depuis l'Ancien Régime, c'est que les statuts ne s'héritent plus de père en fils, mais doivent se reconquérir à chaque génération, au terme d'une lutte généralisée »[9].

Le débat sur la « panne » de l'ascenseur social apparaît dans les années 1990[10]. Selon la journaliste Béatrice Mathieu le mot "déclassement" synthétise la crise politique, économique et sociale qui frappe la France en 2024[11].

Selon François Dubet et Marie Duru-Bellat « l'accroissement du risque de déclassement transforme profondément nos représentations de la vie sociale ». L'adéquation entre le diplôme et l'emploi est de moins en moins assurée, et en conséquence la qualité ressentie des emplois occupés déçoit[12]

Facteurs explicatifs

[modifier | modifier le code]

Selon Marie Duru-Bellat, sociologue « Dès 1978, Pierre Bourdieu parlait d’une « génération abusée » qui, découvrant le décalage entre ses diplômes et ses débouchés, manifestait une désaffection à l’égard du travail et une « humeur anti-institutionnelle » aux manifestations multiformes. Il anticipait des stratégies de lutte contre le déclassement à travers le choix de professions culturelles ou artistiques, partout où l’emprise des diplômes est moins écrasante »[13].

La dévalorisation des diplômes sur le marché du travail se constate au fur et à mesure de la proportion d'une génération pouvant les acquérir grâce à la démocratisation des études en particulier supérieures. Ce constat accroît l’amertume de ceux qui, obtiennent des diplômes plus élevés que leurs parents, mais découvrent que l'amélioration de leur position sociale n'est plus garantie et en éprouvent un déclassement[13].

D'autres facteurs entre en jeux expliquant le développement du déclassement ressenti[10] :

  • le ralentissement de la croissance économique
  • la globalisation du marché du travail
  • les inégalités de revenu et la hausse de la pauvreté ;
  • la discrimination à l'embauche
  • le décrochage des territoires
  • le décrochage scolaire,
  • la hausse de l'inflation

En France, la dégradation de l'insertion de la jeunesse dans la population active par la précarisation des emplois amène à la comparaison avec les types d'emploi occupés par les générations précédentes : « Entre 1983 et 2008, la part des jeunes sortis de l’école depuis moins de cinq ans occupant un emploi stable (CDI) passe de 58 % à 49 %, celle des titulaires d’un contrat précaire [(CDD, intérim, petits boulots,...)], de 12 % à 30 %, celle des chômeurs restant supérieure à 20 % sur toute la période »[14]. le fait de risquer de perdre ou perdre un emploi stable entraîne la peur du déclassement social ou le déclassement social.

Déclassement professionnel

[modifier | modifier le code]

Une convention fait correspondre un niveau de qualification professionnelle ou diplôme à un type d'emploi. Cette correspondance peut avoir une réalité statistique ou être plutôt une norme sociale voire subjective[15]. En France, une référence de la classification de l'emploi par rapport au diplôme obtenu est donnée par le Répertoire national des certifications professionnelles.

L'augmentation du niveau général de formation dans un pays entraîne une inflation des diplômes qui ne se trouvent plus en adéquation avec les emplois disponibles[16].

Selon le sociologue Louis Chauvel dans un entretien au journal Le Monde, en Italie, en Espagne, en Grèce, et en France, les jeunes ont bénéficié d'une très forte croissance des diplômes, mais les emplois correspondants ont connu une croissance beaucoup plus lente, depuis plusieurs décennies[17].

Les personnes en surqualification par rapport à l'emploi occupé subissent un déclassement relatif au niveau de diplôme atteint. Il y a une perte ressenti du statut social[10].

En 2006, le déclassement est particulièrement net dans la fonction publique, où 64 % des jeunes recrutés possèdent des diplômes très supérieurs à ceux que le concours requiert normalement[12].

Depuis les années 1990, les perspectives d'ascension sociale se dégradent avec le sentiment de dévalorisation et de moindre rentabilité des diplômes. Ce ressenti est particulièrement vécu par les classes moyennes. En 1960, le baccalauréat était la clé d'entrée dans les classes moyennes intermédiaires pour 60 % de la population des bacheliers. Aujourd'hui, pour le même diplôme, 75 % des bacheliers se retrouvent dans la catégorie employés ou ouvriers, ou éventuellement chômeurs[10],[17]. La licence qui menait très majoritairement à l’emploi cadre dans les années 70 , conduit désormais très majoritairement aux emplois de qualification intermédiaire (professions intermédiaires, dont techniciens, agents de maîtrise). En 2017, tous les détenteurs d’un Master ou même d’un diplôme d’ingénieur ne sont pas cadre[18],[19]. Les études du Céreq[20] concluent à un déclassement se renforçant pour les nouvelles générations[13].

On constate 30 % de déclassement pour les jeunes ayant des masters ou doctorats scientifiques en 2010, contre 18 % pour leurs homologues de 1992. Pour les masters ou doctorats en sciences humaines et sociales, les chiffres correspondants sont 46 % en 2010, contre 31 % en 1992[13].

En 2024, environ un salarié sur cinq est en France en situation de déclassement professionnel[10].

Selon l'INSEE, « en 2024, parmi les 7,6 millions de personnes de 15 à 34 ans en emploi et ayant terminé leurs études initiales, 83 % déclarent que leurs compétences sont adaptées à ce qui est nécessaire pour faire leur travail. En revanche 15 % jugent que leurs compétences sont supérieures : ils s’estiment déclassés »[21],[22].

Si la perte de valeur des titres scolaires perdure, la norme d’emploi change et le déclassement perçu disparaît, les jeunes générations finissent par intérioriser le fait d’accéder à des emplois moins prestigieux à diplôme équivalent[23].

Déclassement intragénérationnel

[modifier | modifier le code]

Selon une étude du CEREQ, « le déclassement intra générationnel consiste à comparer pour un même individu sa situation à deux moments, ceci pour constater ou non une mobilité sociale [...] descendante, par exemple un technicien qui devient ouvrier »[19].

Le déclassement intragénérationnel est lié à des chocs subis par les travailleurs au niveau de la stabilité de leur emploi (chômage, précarité, restructuration, reconversion, changement choisi ou forcé), il se traduit par une baisse de statut social et de niveau de vie, il a des conséquences psychologiques à titre individuel et politiques au niveau collectif. Il peut intervenir après un premier emploi à tout moment de la vie active de la personne.

La fractionnement du travail avec la multiplication des contrats courts (intérim et CDD) sert de variable d’ajustement aux soubresauts de l’activité économique[24]. La précarisation des emplois est une cause du phénomène de déclassement intragénérationnel.

Le déclassement intragénérationnel concerne différemment les personnes d'une même génération[10]. Par exemple, quand un travailleur perd son emploi et se retrouve dans une catégorie sociale plus basse[17].

Selon une étude de l'Insee, parue en 2006, portant sur les personnes âgées de 30 à 54 ans en fin de période, le poids des salariés ayant vécu un déclassement dans la hiérarchie socioprofessionnelle a "plus que doublé" en vingt ans, de 3 % au début des années 1980 à près de 7 % dans les années 2000. Le fait de "descendre l'échelle sociale" intervient "souvent à la suite d'un passage par le chômage ou l'inactivité"[25].

Déclassement intergénérationnel

[modifier | modifier le code]

Le déclassement au niveau niveau intergénérationnel se présente quand les nouvelles générations ont une position sociale, voire un pouvoir d'achat inférieur à celui de leurs parents, voire de leurs grands-parents. C'est le cas, par exemple, de certains enfants de Baby boomers[10]. La dégradation des contrats de travail et des formes d'emploi (intérimaires, contrats à durée déterminée, contrats aidés, stagiaires) pour les nouvelles générations entraine aussi un déclassement[26].

Selon Camille Peugny, le ralentissement ou la fin de période de développement économique fait apparaître le déclassement, qui est alors le pendant de la mobilité sociale ascendante précédente[5]. « à l’âge de 40 ans, au début des années 1980, les mobiles ascendants sont 2,2 fois plus nombreux que les descendants. [au début des années 2000], au même âge, le rapport n’est plus que de 1,3 »[27].

A titre d'exemple, 24 % des fils de cadre nés entre 1959 et 1963 sont employés ou ouvriers à l'âge de 40 ans, 23 % d'entre eux occupent une profession intermédiaire. La proportion de fils de cadre confrontés au déclassement est de ce fait supérieure à 45 %. Il n'y a pas de contrepartie par une promotion sociale accrue pour les enfants d'ouvriers et d'employés qui accederai à une profession intermédiaire ou un emploi de cadre à 40 ans[26].

Selon une étude de 2025, les 3 % de professions situées au sommet de la structure socioprofessionnelle de la PCS 2020[28] sont identifiés par la nouvelle catégorie des « dirigeants et professionnels de haut niveau ». Trois composantes sont délimitées (économique, culturelle, à la fois économique et culturelle). Avoir un parent dans l’élite socioprofessionnelle ne protège pas complètement contre le risque de connaître un fort déclassement professionnel : 7 % des personnes en emploi de 35 à 59 ans issues de l’élite occupent ainsi un emploi peu qualifié. Ce déclassement est plus fréquent pour les personnes ayant un seul parent dans l’élite (8 %, contre 2 % quand les deux parents occupent une telle position)[29].

Dès 2011, Louis Chauvel alarme sur les difficultés de la jeunesse qui a servi de variable d'ajustement : « Chômage record, baisse des salaires et des niveaux de vie, précarisation, développement de poches de travail quasi gratuit (stages, piges, free-lance, exonération de charges, etc.), nouvelle pauvreté de la jeunesse, état de santé problématique et faible recours aux soins, absence d'horizon lisible ». Pour lui, il s'agit donc de la régression du système social dans son entier qui dépasse les trajectoires individuelles. Il relève un « déclassement systémique » de la jeunesse[30],[31].

Entre 1977 et 2015, la mobilité ascendante des filles par rapport à leur mère est en hausse de 23 points. La part des femmes âgées de 35 à 59 ans ayant une mobilité ascendante est passée de 17 à 40 %. Dans le même temps, la mobilité descendante passe de 5,6 % à 11,7 %. La tendance intergénérationnelle pour les femmes n'est pas au déclassement[32].

Comme pour d'autres faits sociologiques, on oppose le vécu et le ressenti, soit le déclassement et la peur du déclassement[3]. Les deux phénomènes sont présents dans la société, les avis divergent sur leurs poids relatifs. La peur du déclassement est une donnée subjective relative à une anticipation négative et de souffrance qu’ont les individus sur leur futur envisagé de déclassement[33].

Selon Marion Dupont, la peur du déclassement peut avoir des conséquences sociales, « Chaque individu étant considéré comme l’auteur de son parcours, la possibilité du déclassement suscite une cohorte de passions sociales, exacerbées par les inégalités croissantes au sein des sociétés et par les dysfonctionnements des institutions »[34] et, citant Camille Peugny, des conséquences politiques dès 2002, « dès ces années-là, un lien est établi par la science politique entre le vote pour les partis populistes d’extrême droite en Europe et ceux qu’on appelle alors les “perdants de la mondialisation” – en réalité, un synonyme de “déclassés” »[34].

En 2009, l'hypothèse du déclassement est contestée par Eric Maurin. Il s'oppose à la thèse de la dévalorisation des diplômes et défend que la peur du déclassement est bien plus réelle que le déclassement lui-même. Pour appuyer cela, il démontre que l'ensemble des données de mobilité sociale présente une amélioration des conditions de vie au sein de tous les milieux sociaux par rapport aux années 1980[35]. Cette peur très mobilisatrice, selon lui, va conduire à un changement de comportement et de psychologie chez les jeunes diplômés : la crainte du chômage pousse la concurrence à son paroxysme entre eux. Cette crainte du déclassement a eu alors un impact considérable sur le syndicalisme et l'engagement politique en ce début de XXIe siècle[36]. « La peur du déclassement touche d’abord les classes sociales les plus favorisées »[...]« C’est cette peur qui, depuis trente ans, met sourdement en échec les politiques de mixité sociale et de démocratisation de l’école »[14].

A contrario, selon Thomas Porcher dans un entretien en 2020 pour l'hebdomadaire Marianne, à propos de son livre Les délaissés et aussi sur ce sujet en 2021, « Le déclassement touche beaucoup de métier », prenant l'exemple des cadres (diplômés de l'enseignement supérieur maintenant à bac+5), leur situation reste privilégiée comparé aux autres salariés, mais une majorité d'entre eux est en train de rejoindre les conditions salariales des employés et des professions intermédiaires. On constate en 2020 que leur rémunération diminue depuis plus de 10 ans. Le niveau de vie des nouveaux diplômés est frappé par les prix pratiqués dans l'immobilier, sachant que les emplois qualifiés se trouvent en majorité en Région Parisienne, ils ont donc aussi des difficultés à se loger soit pour louer ou pour accéder à la propriété[37],[38].

Selon Guillaume Arnould, Éric Maurin ne nie pas qu'en periode de récession économique le phénomène et le sentiment perçu ont un impact renforcé sur la société « le problème du déclassement et de sa perception possède donc une triple dimension : sur le plan social, il augmente le coût de la perte d'un statut ; sur le plan psychologique, il entraîne une diffusion de la peur du déclassement ; sur le plan politique, les décisions et les comportements sont modifiés pour éviter d'être déclassé »[39].

En 2024, selon François Dubet, bien que nous soyons plutôt dans une société de reproduction sociale, « le sentiment de déclassement est extrêmement fort » et « vous devez investir beaucoup plus pour obtenir la même position sociale que vos parents »[40], ce qui montre que le déclassement générationnel « réel » est à l'œuvre face aux efforts individuels pour tenter d'y échapper. D'autre part le sentiment de déclassement se crée aussi pour une partie de la population éloignée des centres urbains par le fait de « ne plus avoir accès à l’hôpital, l’éducation ou la gendarmerie vous donne sentiment d’être hors jeu »[40]

En 2024, parmi les jeunes entre 15 à 34 ans en emploi et ayant terminé leurs études initiales, le sentiment de déclassement diminue avec l’ancienneté dans le poste[21].

Références

[modifier | modifier le code]
  1. Marine Boisson (dir.), La mesure du déclassement [PDF], Rapports et documents, n°20, Centre d'analyse stratégique, 2009, 145 p., p. 7-13.
  2. Marion Dupont, Marion Bothorel, Adèle Ponticelli, « La peur du déclassement, carburant des populismes ? », sur « Chaleur humaine», Le Monde, (consulté le ).
  3. a et b Marion Dupont, « La peur du déclassement, moteur de l’ascension des populismes », Le Monde, (consulté le ).
  4. Camille Peugny, Cécile Van de Velde, « Repenser les inégalités entre générations », sur Cairn.info, Revue française de sociologie 2013/4 Vol. 54, (consulté le ).
  5. a et b Camille Peugny, Le déclassement, Grasset, 28 janvier 2009, 180 pages
  6. François Desnoyers, « « Le grand déclassement » : faire face au sentiment de déchéance », Le Monde, (consulté le ).
  7. Clémence Lesacq Gosse, Étienne Brichet, « Philippe d'Iribarne : le grand déclassement en France », Le Monde, (consulté le ).
  8. Vanessa Moley, « Le Grand Déclassement - Pourquoi les français n'aiment plus leur travail ! », sur Herodote.net, (consulté le ).
  9. Luc Bronner, Catherine Rollot, entretien avec Eric Maurin, « "Toute réforme sera perçue comme une remise en cause d'un statut acquis" » Accès libre, Le Monde, (consulté le ).
  10. a b c d e f et g « Crainte du déclassement : vraie ou fausse fin de l’ascenseur social ? », sur vie-publique.fr, (consulté le ).
  11. « Crise politique et déclassement économique », sur Radio France, France Inter, Histoires économiques, (consulté le ).
  12. a et b François Dubet, Marie Duru-Bellat, « Déclassement : quand l'ascenseur social descend », Le Monde, (consulté le ).
  13. a b c et d Marie Duru-Bellat, « « Avec un master, t’as plus rien ! », ou la réalité du déclassement » Accès payant, Alternatives Économiques, (consulté le )
  14. a et b Sylvain Morin, « Le déclassement social », sur Cairn.info, (consulté le ).
  15. Forgeot Gérard et Gautié Jérôme Insertion professionnelle des jeunes et processus de déclassement. In: Économie et statistique, n°304-305, avril 1997. pp. 53-74.
  16. Nauze-Fichet, Emmanuelle et Tomasini, Magda. Diplôme et insertion sur le marché du travail : approches socioprofessionnelle et salariale du déclassement suivi d'un commentaire de Saïd Hanchane et Eric Verdier. In: Économie et statistique, n°354, novembre 2002, p. 21-43 et 45-48 (consulté le 28 décembre 2013).
  17. a b et c « "La valeur des diplômes a très fortement décliné en trente ans" », Le Monde, (consulté le ).
  18. Alice Raybaud, « Même un master n’offre plus la certitude d’une entrée facile sur le marché de l’emploi », Le Monde, (consulté le ).
  19. a et b Philippe Lemistre, « Déclassements et reclassements selon le diplôme et l’origine sociale » [PDF], sur Cereq.fr, (consulté le ).
  20. Florence Lefresne, « Premiers pas dans la vie active de la Génération 2017, Résultats de l’enquête 2020 » [PDF], sur cereq.fr, (consulté le ).
  21. a et b Ines Maurel Oujia, « En 2024, 15 % des jeunes en emploi s’estiment déclassés dans leur emploi au regard de leurs compétences », sur insee.fr, Insee Focus 361,
  22. Alain Ruello, « Emploi : un jeune sur sept se déclare « déclassé » dans son travail », sur LesEchos.fr, (consulté le )
  23. « Déclassement », sur Centre d'observation de la société, (consulté le ).
  24. Alexandre Mirlicourtois, « France : transformations de l'emploi et montée du "déclassement", Décryptage éco », sur xerficanal.com, (consulté le ).
  25. « Les déclassements professionnels en forte augmentation, selon l'Insee », Le Monde avec AFP, (consulté le ).
  26. a et b Camille Peugny, « Non, la montée du déclassement n'est pas un mythe », Le Monde, (consulté le ).
  27. Camille Peugny, Cécile Van de Velde, « L'expérience du déclassement », sur Cairn.info, Agora débats/jeunesses 2008/3 N° 49, (consulté le ).
  28. Thomas Amossé, Milan Bouchet-Valat, « Dirigeants et professionnels de haut niveau : une définition statistique de l’« élite socioprofessionnelle » », sur Institut national d'études démographiques (INED), Population, (consulté le ).
  29. Thomas Amossé, Milan Bouchet-Valat, « Quelle reproduction sociale de l'élite socioprofessionnelle? » [PDF], sur cnam.hal.science, Connaissance de l’emploi, CNAM, INED, (consulté le ).
  30. Louis Chauvel, « Les jeunes sont mal partis », Le Monde, (consulté le ).
  31. Louis Chauvel, « Inégalités entre les générations : la jeunesse française est-elle sacrifiée ? », Le Monde, (consulté le ).
  32. Mathilde Damgé, « L’ascension sociale des femmes expliquée en graphiques », Le Monde, (consulté le ).
  33. Angèle Esposito, « Le XXIème siècle et la peur du déclassement - Groupe Socialiste Universitaire », sur socialistesuniversitaires.fr, (consulté le ).
  34. a et b Marion Dupont, « La peur du déclassement, moteur de l’ascension des populismes… », sur mediascitoyens-diois.info, (consulté le ).
  35. Eric Maurin, La peur du déclassement : une sociologie des récessions, Seuil, .
  36. Éric Maurin, « La peur du déclassement, ciment de l'ordre social ? », Regards croisés sur l'économie, vol. n° 7, no 1,‎ , p. 87–91 (ISSN 1956-7413, DOI 10.3917/rce.007.0087, lire en ligne, consulté le ).
  37. Kévin Boucaud-Victoire, « Thomas Porcher : "Le sort des cadres est plus proche de celui des classes populaires que d’une élite mondialisée" », sur marianne.net, (consulté le ).
  38. Guillaume Descours, « "Des étudiants qui ont fait 5 ans d'études, vivent encore aujourd'hui dans des studios": dénonce l'économiste Thomas Porcher », sur rmc.bfmtv.com, (consulté le ).
  39. Guillaume Arnould, « "Eric Maurin, La peur du déclassement. Une sociologie des récessions », sur journals.openedition.org, (consulté le ).
  40. a et b Aude Carasco, « François Dubet : « L’idée de contrat social s’est complètement délitée » », sur La-Croix.com, (consulté le ).

Articles connexes

[modifier | modifier le code]

Liens externes

[modifier | modifier le code]