Boson II de la Marche
| Comte |
|---|
| Sépulture | |
|---|---|
| Famille |
Maison de Charroux (d) |
| Père | |
| Mère |
Emma de Périgueux (d) |
| Fratrie |
Aldebert Ier de la Marche Hélie Ier de Périgord (d) |
| Enfants | |
| Statut |
Boson II de la Marche ou Boson II de Périgord est comte de la Marche et de Périgord de 997 à 1003/1023.
Biographie
[modifier | modifier le code]Boson II de la Marche est le troisième fils de Boson le Vieux, qui s'intitule « marquis » et fonde le comté de la Marche, et d'Emma, sœur de Bernard, comte de Périgord. Ses frères sont Hélie et Aldebert Ier de la Marche pour les deux aînés[1],[2]. Leur mère étant fille de comte, les trois aînés peuvent porter ce titre[2]. Le benjamin, qui s'appelle Jaubert[1], est clerc et aveugle[3].
Selon l'Art de vérifier les dates, Boson II serait comte de la Basse Marche pendant que son frère Aldebert Ier de la Marche est comte de la Haute Marche. Pour Georges Thomas, c'est une erreur — qui tire son origine de la chronique de Pierre de Maillezais — et Aldebert est comte de toute la Marche et de Périgord[4]. Il meurt en 997[5], laissant un fils, Bernard, né de sa première femme, fille du vicomte Géraud[6]. Muriel Laharie reprend la distinction entre Aldebert Ier, comte de la Haute Marche et Boson II comte de la basse Marche[7].
Malgré l'existence de Bernard, Boson II succède à son frère Aldebert comme comte de la Marche et de Périgord[8]. Il fonde en 997 l'abbaye de Moutier-d'Ahun, en présence de son frère Jaubert et en rappelant son frère défunt Aldebert[3],[9], en présence de l'évêque de Limoges Hilduin[9]. Boson est cité dans une donation à l'abbaye d'Uzerche en 998[3].
En l'an 1000, Boson II combat aux côtés de son suzerain Guillaume V d'Aquitaine contre Adémar, vicomte de Limoges. Il va ensuite à Rome. À son retour, il détruit le château que le vicomte de Limoges Guy a construit près de l'abbaye Saint-Pierre de Brantôme, qui dépend de Boson[10],[9]. Les derniers actes où il est cité sont datés d'entre 999 et 1005 pour l'un et de l'année 1003 pour les trois autres. Le dernier d'entre eux, qui concerne l'abbaye de Bourgueil, est passé le . Il meurt entre cette date et le , date de la mort de l'évêque de Limoges Géraud. En effet, Bernard Ier de la Marche, neveu et successeur de Boson II apparaît comme comte de la Marche pendant l'épiscopat de Géraud[11].
Le nom de l'épouse de Boson II, qui selon Adémar de Chabannes aurait empoisonné son mari, n'est pas connu. Il laisse trois fils, dont Hélie. Sur décision du duc d'Aquitaine Guillaume V, les deux comtés sont dissociés : Bernard Ier de la Marche, fils d'Aldebert, succède à son oncle Boson II comme comte de la Marche tandis qu'Hélie, fils du même Boson II, lui succède comme comte de Périgord[12]. Cet acte autoritaire est daté de 1008[7]. Guillaume V sépare ainsi définitivement le Périgord et la Marche, tout en gardant le contrôle de cette dernière pendant la minorité de Bernard[13].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- Thomas 1925-1927, p. 570.
- Barrière 1999, p. 28-29.
- Thomas 1925-1927, p. 584.
- ↑ Thomas 1925-1927, p. 575-578.
- ↑ Thomas 1925-1927, p. 579.
- ↑ Thomas 1925-1927, p. 582.
- Laharie 1979.
- ↑ Thomas 1925-1927, p. 583.
- Head 1999, p. 678.
- ↑ Thomas 1925-1927, p. 585.
- ↑ Thomas 1925-1927, p. 586.
- ↑ Thomas 1925-1927, p. 586-587.
- ↑ André Debord, La société laïque dans les pays de la Charente : Xe – XIIe siècle, Paris, Picard, , 592 p. (ISBN 978-2-7084-0112-9, lire en ligne), p. 105-106.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Bernadette Barrière, « Le comté de la Marche, une pièce originale de l'héritage Lusignan », dans Isabelle d’Angoulême, comtesse-reine et son temps (1186-1246) : Actes du colloque tenu à Lusignan, 8 au 10 novembre 1996, Poitiers, Centre d'études supérieures de civilisation médiévale, coll. « Civilisation Médiévale » (no 5), , 193 p. (lire en ligne), p. 27–35.
- Robert-Henri Bautier, « Les origines du comté de la Marche », dans Mélanges d'archéologie et d'histoire offerts a M. Henri Hemmer par ses collègues et ses amis, Guéret, Société des sciences naturelles et archéologiques de la Creuse, , p. 10-19.
- (en) Thomas Head, « The Development of the Peace of God in Aquitaine (970-1005) », Speculum, vol. 74, no 3, , p. 656–686 (ISSN 0038-7134, DOI 10.2307/2886764, lire en ligne
, consulté le ). - Muriel Laharie, « Le pouvoir comtal en Périgord de la fin du IXe siècle à la fin du XIVe siècle : traits généraux », Bulletin de la société historique et archéologique du Périgord, vol. 106, no 3, , p. 244-253 (lire en ligne).
- Christian Settipani, La noblesse du Midi carolingien : Études sur quelques grandes familles d'Aquitaine et du Languedoc du IXe au XIe siècle : Toulousain, Périgord, Limousin, Poitou, Auvergne, Oxford, Unit for prosopographical research, Linacre college, coll. « Prosopographica et genealogica », , 298 p. (ISBN 978-1-900934-04-6).
- Georges Thomas, « Les comtes de la Marche de la maison de Charroux (Xe siècle- 1177) », Mémoires de la société des sciences naturelles et archéologiques de la Creuse, vol. 23, 1925-1927, p. 561-700 (lire en ligne).
Articles connexes
[modifier | modifier le code]- Boson le Vieux (de la Marche)
- Aldebert Ier de la Marche
- Liste des comtes de la Marche
- Liste des comtes de Périgord
Liens externes
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